Quand un vendeur et un acheteur s'accordent sur le prix, ils ne signent pas encore l'acte définitif — ils passent d'abord par un avant-contrat. Deux formules existent : le compromis de vente et la promesse unilatérale de vente. Les deux réservent le bien, les deux ouvrent un délai de quelques mois vers la signature finale. Mais les droits et les risques de chaque partie ne sont pas les mêmes selon ce que vous avez signé. Ce guide vous explique, chiffres et exemples à l'appui, ce que chaque formule implique réellement.
1. L'essentiel en un coup d'oeil
Avant d'entrer dans le détail, voici la distinction fondamentale. Le compromis de vente — techniquement appelé "promesse synallagmatique de vente" — engage les deux parties. Vendeur et acheteur sont mutuellement liés : si l'un se désiste sans motif valable après le délai légal, l'autre peut l'y contraindre par voie judiciaire, voire réclamer des dommages et intérêts.
La promesse unilatérale de vente n'engage que le vendeur. Il s'engage à vendre à l'acheteur si ce dernier lève l'option avant une date fixée. L'acheteur, lui, n'est pas tenu d'acheter : il perd simplement l'indemnité d'immobilisation versée s'il renonce.
| Critère | Compromis de vente | Promesse unilatérale |
|---|---|---|
| Qui est engagé | Vendeur + acheteur | Vendeur seul |
| Exécution forcée possible | Oui, pour les deux parties | Seulement pour le vendeur |
| Somme versée | Dépôt de garantie (5-10 %) | Indemnité d'immobilisation (5-10 %) |
| Enregistrement fiscal obligatoire | Non (sous seing privé valable) | Oui, dans les 10 jours (ou notaire) |
| Usage dominant | Très courant — plus de 90 % des cas | Situations spécifiques (promoteurs, terrains) |
Le choix entre les deux dépend du profil de l'acheteur, du contexte de la vente et du rapport de force entre les parties. Dans la quasi-totalité des transactions résidentielles classiques en Auvergne et en Bourgogne, c'est le compromis qui s'impose naturellement.
2. Le compromis de vente : la promesse mutuelle
C'est l'acte de réservation de référence dans les transactions immobilières françaises. On le signe soit sous seing privé (en agence immobilière ou entre particuliers), soit chez le notaire — les deux formes ont la même valeur juridique pour un compromis.
Dès la signature, le bien est réservé et les deux parties s'engagent. La vente est considérée comme "parfaite" au sens du Code civil : en l'absence de clause suspensive déclenchée et une fois le délai de rétractation écoulé, le refus de signer l'acte authentique expose à des dommages et intérêts, voire à une exécution forcée prononcée par le tribunal judiciaire.
Ce qu'un compromis sérieux doit contenir
Un compromis bien rédigé comporte au minimum les éléments suivants :
- L'identité complète des parties (acheteur(s) et vendeur(s), avec capacité juridique vérifiée)
- La description précise du bien : adresse, surface loi Carrez si applicable, annexes (cave, parking, garage)
- Le prix de vente et les modalités de paiement
- Les clauses suspensives (obtention de prêt, permis de construire, absence de servitude rédhibitoire...)
- Le montant du dépôt de garantie et la banque ou l'office séquestre
- La date limite de réalisation de l'acte authentique
- Le dossier de diagnostics techniques (DDT) annexé
L'absence de l'un de ces éléments ne rend pas forcément l'acte nul, mais peut créer des contentieux. Un compromis rédigé à la va-vite, sans clauses suspensives correctement formulées, peut piéger l'acheteur s'il n'obtient pas son prêt ou si le bien présente un vice caché.
Sous seing privé ou acte notarié : quelle différence pour le compromis ?
Un compromis signé en agence ou entre particuliers est parfaitement valable. Il n'est pas obligatoire de passer chez le notaire pour l'avant-contrat. En revanche, un acte notarié offre plusieurs avantages concrets : le notaire vérifie l'état hypothécaire du bien, s'assure qu'il n'y a pas de procédure collective contre le vendeur s'il s'agit d'une personne morale, et contrôle la situation urbanistique. Si le vendeur est une SCI ou une société, si le bien comporte des éléments complexes (servitudes, copropriété dégradée, terrain à diviser), le compromis notarié est souvent plus sécurisant.
Chez CBF Conseils, la majorité des compromis que nous accompagnons sont signés en agence. Notre équipe s'assure que chaque clause est correctement formulée — notamment la clause suspensive de prêt et la désignation exacte du bien. Un compromis mal rédigé sur un appartement en copropriété à Clermont-Ferrand ou à Chalon-sur-Saône peut coûter beaucoup plus cher qu'une heure de conseil en amont.
3. La promesse unilatérale de vente : seul le vendeur est lié
La promesse unilatérale est un acte par lequel le vendeur s'engage à vendre son bien à un acheteur désigné, à un prix convenu, pendant une période déterminée — généralement de un à six mois. L'acheteur, lui, ne s'engage qu'à verser une indemnité d'immobilisation et à lever ou ne pas lever l'option dans le délai.
Ce montage est courant dans les opérations de promotion immobilière : un promoteur identifie un terrain ou un immeuble, verse une indemnité pour bloquer la vente le temps de monter son projet (permis de construire, étude de faisabilité, réservations...), puis lève l'option si le projet se confirme. Pour les particuliers, la promesse unilatérale est plus rare, mais elle peut convenir quand l'acheteur a besoin de temps ou souhaite conserver une liberté maximale.
L'obligation d'enregistrement fiscal sous 10 jours
C'est le point technique qui fait souvent tomber les promesses rédigées sans accompagnement professionnel : une promesse unilatérale de vente sous seing privé doit être enregistrée à la recette des impôts dans les 10 jours suivant sa signature. À défaut, elle est nulle. Cette formalité coûte 125 € (droit fixe). Si elle est rédigée par un notaire, l'enregistrement est automatique — c'est la voie la plus sécurisée.
Si l'acheteur lève l'option, le vendeur ne peut plus refuser
Dès lors que l'acheteur notifie sa décision d'acheter (lever l'option) dans le délai convenu et dans les formes requises, la vente devient parfaite. Si le vendeur tente de se dérober — par exemple parce qu'il a reçu une offre plus haute entre-temps — l'acheteur peut demander en justice l'exécution forcée de la vente. C'est l'un des avantages de la promesse pour l'acheteur : en payant l'indemnité, il s'offre un droit opposable au vendeur, tout en conservant sa propre liberté de ne pas acheter.
4. Le délai de rétractation : 10 jours pour changer d'avis
Quelle que soit la formule signée — compromis ou promesse — l'acheteur non professionnel dispose d'un délai légal de 10 jours calendaires pour se rétracter sans motif et sans pénalité. C'est l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation.
Ce délai court à compter du lendemain de la présentation de l'acte par lettre recommandée avec accusé de réception, ou du lendemain de la remise en main propre contre récépissé. Si le 10e jour tombe un dimanche ou un jour férié, le délai est prolongé au premier jour ouvré suivant.
- La rétractation doit être notifiée par lettre recommandée avec AR avant minuit du 10e jour
- Aucun motif n'est requis : l'acheteur peut changer d'avis pour n'importe quelle raison
- Si l'acheteur se rétracte, le dépôt de garantie lui est intégralement remboursé dans les 21 jours
- Le vendeur, lui, ne bénéficie d'aucun délai de rétractation légal
Le délai de rétractation de 10 jours est d'ordre public. Aucune clause contractuelle ne peut le supprimer, le réduire ou le rendre onéreux. Un compromis qui prévoirait une pénalité pour l'acheteur se rétractant dans ce délai serait nul sur ce point, et ne pourrait pas être opposé à l'acheteur. Si un vendeur ou une agence tente de faire pression pour que vous renoncez à ce droit, c'est un signal d'alarme.
5. Dépôt de garantie vs indemnité d'immobilisation : ce qui change
Ces deux sommes sont souvent confondues parce qu'elles représentent à peu près le même montant (5 à 10 % du prix). Mais leur nature juridique est fondamentalement différente, et les conséquences en cas de désistement ne sont pas les mêmes.
| Critère | Dépôt de garantie (compromis) | Indemnité d'immobilisation (promesse) |
|---|---|---|
| Nature juridique | Avance sur le prix de vente | Contrepartie du droit d'option accordé |
| Montant habituel | 5 % à 10 % du prix | 5 % à 10 % du prix |
| Remboursé si clause suspensive | Oui, intégralement | Oui, si une clause le prévoit |
| Remboursé si rétractation 10 jours | Oui, intégralement | Oui, intégralement |
| Acquis au vendeur si désistement sans motif | Non automatiquement — dommages à prouver | Oui, de plein droit |
La distinction est importante pour l'acheteur qui envisage de se désister après le délai de rétractation. Dans un compromis, le dépôt de garantie n'est pas automatiquement acquis au vendeur : celui-ci doit en principe démontrer son préjudice et, en cas de désaccord, obtenir une décision judiciaire. En pratique, le dépôt est souvent consigné chez le notaire comme provision sur les dommages, et un accord amiable est trouvé.
Dans une promesse, l'acheteur qui n'exerce pas son option perd l'indemnité d'immobilisation de plein droit, sans qu'il soit besoin de prouver quoi que ce soit. C'est la règle du jeu acceptée en contrepartie de la liberté conservée.
Une question sur votre avant-contrat ?
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Parler à un conseiller →6. Les clauses suspensives : le filet de sécurité de l'avant-contrat
Une clause suspensive est une condition dont dépend la réalisation définitive de la vente. Si la condition n'est pas remplie dans le délai prévu, la vente est annulée et les sommes versées sont remboursées à l'acheteur. C'est le mécanisme de protection central de l'avant-contrat.
La clause d'obtention de prêt — légalement obligatoire si vous empruntez
Si l'acheteur finance son achat par un emprunt, la clause suspensive d'obtention de prêt est légalement obligatoire (article L313-40 du Code de la consommation), sauf si l'acheteur y renonce expressément par déclaration manuscrite — ce qui est rare et fortement déconseillé. La clause doit préciser :
- Le montant emprunté (exemple : 155 000 €)
- Le taux maximum accepté (exemple : 4,50 % hors assurance)
- La durée maximale du prêt (exemple : 25 ans)
- Le délai pour obtenir l'accord de financement (généralement 45 à 60 jours à compter de la signature du compromis)
Si la banque refuse, l'acheteur présente les lettres de refus (au moins deux refus si une seule banque est mentionnée, ou une seule si plusieurs banques sont spécifiées). Le notaire libère alors le dépôt de garantie et le restitue à l'acheteur sans aucune pénalité.
Les autres clauses à connaître
Au-delà du prêt, plusieurs clauses peuvent être insérées selon la configuration du bien :
- Clause d'obtention de permis de construire : indispensable pour un terrain à bâtir ou un bien soumis à un projet de démolition-reconstruction. Le délai d'instruction d'un permis est souvent de 2 à 3 mois, voire plus en zone protégée.
- Clause de vente préalable du bien de l'acheteur : l'acheteur conditionne son achat à la vente de son propre bien. Cette clause est de moins en moins acceptée par les vendeurs pressés, ou négociée avec un délai court (30 à 45 jours) et une option de rachat au prix si la vente n'aboutit pas.
- Clause d'absence de servitude rédhibitoire : si une servitude non déclarée est découverte avant la signature définitive (droit de passage, canalisation...), l'acheteur peut se retirer sans pénalité.
- Clause de purge du droit de préemption : automatiquement gérée par le notaire, mais à connaître pour comprendre les délais.
En zone de préemption urbaine — ce qui couvre une grande partie des communes de Clermont-Ferrand, Chalon-sur-Saône et Le Creusot — le notaire transmet une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) à la mairie après signature du compromis. La commune a deux mois pour décider d'exercer son droit de préemption, c'est-à-dire de se substituer à l'acheteur pour acquérir le bien au prix du compromis. Si elle préempte, l'acheteur récupère son dépôt de garantie mais perd le bien. Ce délai de deux mois est inclus dans le délai global entre compromis et acte authentique — il ne le prolonge pas, mais il explique pourquoi on ne peut pas signer l'acte en dessous de 2 mois après le compromis.
7. Exemple concret : un achat à Chalon-sur-Saône
Pour rendre tout cela tangible, prenons un cas réel. Un couple signe un compromis le 5 juin 2026 pour l'achat d'un appartement T3 de 68 m² à Chalon-sur-Saône au prix de 185 000 €, frais d'agence de 9 250 € à la charge de l'acheteur inclus.
| Etape | Date | Détail |
|---|---|---|
| Signature du compromis | 5 juin 2026 | Sous seing privé en agence CBF Conseils, Chalon |
| Fin du délai de rétractation | 15 juin 2026 | 10 jours calendaires — l'acheteur peut encore se désister sans frais |
| Dépôt de garantie consigné | À la signature | 9 250 € (5 % du prix) — séquestre chez le notaire |
| Délai pour le prêt | Jusqu'au 4 août 2026 | 60 jours, taux max 4,50 %, montant 145 000 € sur 20 ans |
| Purge du droit de préemption | DIA envoyée par le notaire — 2 mois mairie | La commune de Chalon a jusqu'à début août pour préempter |
| Date limite de l'acte authentique | 15 septembre 2026 | Signature chez le notaire, règlement du solde |
Scénario A — Tout se passe bien. La banque accorde le prêt fin juillet, la commune ne préempte pas. L'acte authentique est signé le 10 septembre. Les 9 250 € de dépôt sont déduits du prix à payer. L'acheteur paie 185 000 € + 9 250 € de frais d'agence + ~13 900 € de frais de notaire (estimation Saône-et-Loire à taux de 5 %). Total budget réel : environ 208 150 €.
Scénario B — Refus de prêt. La banque refuse le 25 juillet, puis une deuxième banque refuse le 1er août. L'acheteur présente les deux lettres de refus au notaire avant le 4 août. La clause suspensive joue. La vente est annulée, les 9 250 € sont restitués intégralement. L'acheteur ne doit rien.
Scénario C — L'acheteur se désiste sans motif. Le couple change d'avis le 20 juillet — après le délai de rétractation, et sans refus de prêt à invoquer. Le vendeur peut réclamer des dommages et intérêts. En pratique, un accord amiable est souvent trouvé : le dépôt de 9 250 € consigné chez le notaire sert de base à la négociation. Le vendeur accepte de récupérer le dépôt sans poursuites judiciaires ; l'acheteur est libéré. Dans les cas où le vendeur a subi un préjudice important (bien retiré du marché plusieurs mois, autre acheteur refusé...), la demande peut aller au-delà du dépôt.
8. Lequel choisir selon votre situation ?
Choisissez le compromis dans la quasi-totalité des cas
Le compromis est adapté à l'écrasante majorité des transactions résidentielles classiques. Il rassure le vendeur — qui sait que l'acheteur est aussi engagé que lui — et protège l'acheteur via les clauses suspensives et le délai de rétractation. C'est la solution naturelle pour :
- L'achat d'un appartement ou d'une maison de particulier à particulier
- L'acheteur qui a déjà une simulation bancaire favorable ou un financement sécurisé
- Les transactions standard sans enjeu de projet immobilier complexe
- Les situations où le vendeur veut une garantie d'engagement fort de l'acheteur
Choisissez la promesse unilatérale dans des cas spécifiques
La promesse unilatérale est pertinente dans des contextes particuliers :
- L'acheteur est un promoteur ou un développeur qui doit valider un projet avant de s'engager définitivement
- L'achat porte sur un terrain à bâtir soumis à l'obtention d'un permis de construire complexe
- L'acheteur a besoin de plusieurs mois pour lever des financements (fonds propres, tours de table) et veut conserver une liberté de sortie
- La négociation aboutit à un montage où le vendeur accepte de bloquer le bien plus longtemps en échange d'une indemnité d'immobilisation plus élevée
La variante à ne pas confondre : l'offre d'achat
L'offre d'achat (ou "promesse d'achat") est émise par l'acheteur seul, souvent avant de visiter le notaire ou de signer un avant-contrat formel. Elle exprime la volonté d'acheter à un prix donné. Ce n'est pas un avant-contrat au sens strict : le vendeur peut la refuser. Mais si le vendeur l'accepte par écrit, certains tribunaux ont reconnu qu'elle valait compromis. À utiliser avec précaution — notamment ne pas la signer sans s'être assuré que vous pouvez réellement financer le projet et obtenir un prêt.
Sur nos marchés — bassin clermontois, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Issoire — pratiquement toutes les transactions résidentielles passent par un compromis. La question qui se pose concrètement n'est pas "compromis ou promesse ?" mais "comment formuler correctement les clauses suspensives pour que l'acheteur soit protégé sans effrayer le vendeur ?". C'est là que l'accompagnement d'un agent expérimenté fait la différence : une clause de prêt trop restrictive est refusée par le vendeur ; trop laxiste, elle ne protège pas l'acheteur si la banque durcit ses conditions entre le compromis et l'acte.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre compromis et promesse de vente ?
Le compromis de vente engage les deux parties — vendeur et acheteur — mutuellement. L'un peut contraindre l'autre à exécuter la vente par voie judiciaire. La promesse unilatérale n'engage que le vendeur, qui accorde à l'acheteur une option. L'acheteur peut renoncer, mais il perd alors l'indemnité d'immobilisation (5 à 10 % du prix) versée au vendeur.
Peut-on se rétracter après avoir signé un compromis ?
Oui, l'acheteur non professionnel dispose de 10 jours calendaires pour se rétracter sans motif et sans pénalité, à compter du lendemain de la présentation de l'acte par lettre recommandée. En cas de rétractation dans ce délai, le dépôt de garantie est remboursé intégralement sous 21 jours. Au-delà, une rétractation sans clause suspensive invocable expose à des dommages et intérêts.
Que se passe-t-il si l'acheteur refuse de signer l'acte authentique ?
Si l'acheteur se désiste après le délai de 10 jours, sans clause suspensive à invoquer, le vendeur peut réclamer des dommages et intérêts par voie amiable ou judiciaire — en général à hauteur du dépôt de garantie consigné. Dans les cas extrêmes, le vendeur peut demander en justice la réalisation forcée de la vente. En pratique, un accord amiable est trouvé dans la grande majorité des cas.
Le dépôt de garantie est-il obligatoire ?
Non, il n'est pas légalement obligatoire. Mais en pratique, il est presque toujours demandé par le vendeur (ou son agence) comme preuve du sérieux de l'acheteur. Son montant habituel est de 5 à 10 % du prix. Il est consigné chez le notaire ou sur un compte séquestre de l'agence, et déduit du prix à payer le jour de la signature définitive.
Combien de temps s'écoule entre le compromis et la signature définitive ?
En moyenne 2 à 3 mois, pour permettre d'obtenir le financement (45 à 60 jours), purger le droit de préemption communal (2 mois) et réunir les documents nécessaires à l'acte. Des délais plus courts (6 à 8 semaines) sont possibles sur des ventes sans emprunt ou dans des situations simples. Des délais plus longs peuvent être négociés.
Faut-il un notaire pour signer un compromis ?
Non, un compromis sous seing privé (signé en agence ou entre particuliers) est juridiquement valable. L'acte notarié pour l'avant-contrat n'est pas obligatoire. En revanche, la signature chez le notaire apporte une sécurité supplémentaire : vérification hypothécaire, capacité juridique des parties, situation urbanistique. La promesse unilatérale sous seing privé, elle, doit être enregistrée aux impôts dans les 10 jours sous peine de nullité.
Qu'est-ce que la clause suspensive d'obtention de prêt ?
C'est une condition légalement obligatoire (sauf renonciation expresse) quand l'achat est financé par emprunt. Elle précise le montant, le taux maximum et la durée du prêt, ainsi qu'un délai d'obtention (généralement 45 à 60 jours). Si la banque refuse, la vente est annulée et le dépôt de garantie restitué intégralement. Sans cette clause, un refus de prêt n'exonère pas l'acheteur de ses obligations.
Quelle est la différence entre dépôt de garantie et indemnité d'immobilisation ?
Le dépôt de garantie (compromis) est une avance sur le prix de vente : il est restitué si une clause suspensive joue ou si l'acheteur se rétracte dans les 10 jours, mais n'est pas automatiquement acquis au vendeur si l'acheteur se désiste sans motif. L'indemnité d'immobilisation (promesse) est la contrepartie du droit d'option accordé à l'acheteur : si l'acheteur n'exerce pas son option, cette somme est définitivement acquise au vendeur, sans qu'il soit besoin de prouver un préjudice.