MaPrimeRénov verse des milliards d'euros par an aux propriétaires qui rénovent leur logement. Mais la réforme de 2024 a redessiné les règles du jeu : deux parcours bien distincts, des conditions de revenus renforcées, un accompagnateur obligatoire pour les gros projets. En 2026, beaucoup de propriétaires passent encore à côté de milliers d'euros d'aides faute de comprendre le système. Ce guide clarifie tout, avec un exemple chiffré ancré sur Clermont-Ferrand et Issoire.
1. MaPrimeRénov en 2026 : deux parcours, deux logiques
Depuis la réforme de janvier 2024, MaPrimeRénov ne désigne plus un dispositif unique mais deux parcours bien séparés, avec des règles, des taux et des publics cibles différents. Confondre les deux est la première source d'erreur dans les dossiers.
| Parcours | Pour qui | Logique de l'aide | Condition Mon Accompagnateur Rénov' |
|---|---|---|---|
| Par geste | Tous propriétaires occupants (résidence principale), tous niveaux de revenus sous conditions | Subvention fixe par type de travaux (isolation, chauffage, ventilation) | Facultatif |
| Rénovation d'ampleur | Propriétaires occupants souhaitant rénover globalement leur logement (gain d'au moins 2 classes DPE) | Pourcentage du coût total des travaux, avec bonus sortie de passoire | Obligatoire |
Le parcours par geste convient aux petits projets ciblés : remplacer une chaudière fioul par une pompe à chaleur, isoler des combles, installer une VMC double flux. Le parcours rénovation d'ampleur est fait pour les projets globaux qui amènent le logement d'une passoire thermique (F ou G) à un niveau D ou mieux. Les règles, les plafonds et les démarches sont radicalement différents d'un parcours à l'autre.
En 2025, les propriétaires bailleurs ont retrouvé accès à MaPrimeRénov sous conditions (logement occupé, engagement de mise en location à loyer maîtrisé pour certains taux). Les résidences secondaires restent exclues pour la quasi-totalité des travaux. Par ailleurs, le plafond de ressources pour les ménages dits « supérieurs » a légèrement évolué, rendant davantage de foyers éligibles au parcours par geste pour l'isolation et les pompes à chaleur.
2. Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov ?
Les conditions de base
Trois critères s'appliquent quel que soit le parcours choisi :
- Être propriétaire du logement (occupant ou bailleur selon les conditions de chaque parcours)
- Le logement doit avoir été achevé depuis plus de 15 ans au moment du dépôt de la demande
- Il doit s'agir d'une résidence principale (occupée au moins 8 mois par an) — les résidences secondaires et les logements vacants sont exclus
Les copropriétés peuvent également accéder à MaPrimeRénov pour des travaux sur les parties communes, via un dispositif dédié géré par le syndic. Ce n'est pas le même dossier qu'un dossier individuel.
Les 4 catégories de revenus
L'ANAH classe les foyers en quatre catégories en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2 et de la composition du foyer. Plus les revenus sont modestes, plus le taux de subvention est élevé. Les plafonds diffèrent entre l'Île-de-France et le reste de la France (dont l'Auvergne et la Bourgogne).
| Catégorie | Taux d'aide (par geste) | Taux d'aide (rénov. d'ampleur) | Repère revenus hors IDF (1 pers.) |
|---|---|---|---|
| Très modestes | Jusqu'à 70 % | Jusqu'à 70 % | Jusqu'à ~17 000 € de RFR/an |
| Modestes | Jusqu'à 50 % | Jusqu'à 60 % | Jusqu'à ~22 000 € de RFR/an |
| Intermédiaires | Jusqu'à 40 % | Jusqu'à 45 % | Jusqu'à ~30 000 € de RFR/an |
| Supérieures | Jusqu'à 30 % (travaux limités) | Jusqu'à 40 % | Au-delà de ~30 000 € de RFR/an |
Les plafonds exacts sont révisés chaque année par l'ANAH et varient selon la composition du foyer (1, 2, 3 personnes...). Vérifiez toujours votre éligibilité sur le simulateur officiel monprojet.anah.gouv.fr avant de chiffrer votre projet.
Les ménages classés « supérieurs » peuvent accéder au parcours par geste uniquement pour l'isolation thermique et les pompes à chaleur air/eau. Les chaudières à biomasse, les poêles, les chauffe-eau thermodynamiques et la VMC double flux leur sont inaccessibles dans le cadre du parcours par geste. Pour le parcours rénovation d'ampleur, ils restent éligibles mais avec un taux d'aide moindre.
3. Parcours par geste : travaux éligibles et montants
L'isolation thermique
C'est le poste le plus accessible : tous les niveaux de revenus y ont droit, sans condition sur la performance énergétique initiale du logement. Les travaux éligibles comprennent :
- Isolation des combles perdus : montant forfaitaire de 25 €/m² pour les ménages intermédiaires, jusqu'à 75 €/m² pour les très modestes
- Isolation de la toiture-terrasse : jusqu'à 75 €/m² pour les très modestes
- Isolation des murs par l'extérieur (ITE) : jusqu'à 75 €/m²
- Isolation des murs par l'intérieur (ITI) : jusqu'à 25 €/m² pour les ménages intermédiaires
- Isolation des planchers bas : jusqu'à 10 €/m²
- Fenêtres et portes-fenêtres : jusqu'à 100 €/unité (certaines conditions de performances thermiques)
Les travaux d'isolation sont soumis à des niveaux de performance minimum (résistance thermique R selon les parties de l'enveloppe) vérifiés par l'installateur certifié RGE. Un artisan non certifié RGE fait perdre le droit à la prime.
Chauffage et eau chaude sanitaire
C'est le poste à plus fort impact sur le DPE, et souvent là où les montants sont les plus substantiels :
| Équipement | Très modestes | Modestes | Intermédiaires | Supérieures |
|---|---|---|---|---|
| Pompe à chaleur air/eau | Jusqu'à 5 000 € | Jusqu'à 4 000 € | Jusqu'à 3 000 € | Jusqu'à 1 000 € |
| PAC géothermique ou eau/eau | Jusqu'à 10 000 € | Jusqu'à 8 000 € | Jusqu'à 6 000 € | Non éligible |
| Chaudière à biomasse | Jusqu'à 8 000 € | Jusqu'à 6 500 € | Jusqu'à 5 000 € | Non éligible |
| Poêle / insert bois ou granulés | Jusqu'à 2 500 € | Jusqu'à 2 000 € | Jusqu'à 1 500 € | Non éligible |
| Chauffe-eau thermodynamique | Jusqu'à 1 200 € | Jusqu'à 1 000 € | Jusqu'à 800 € | Non éligible |
| Chauffe-eau solaire individuel | Jusqu'à 4 000 € | Jusqu'à 3 000 € | Jusqu'à 2 500 € | Non éligible |
Les chaudières à gaz — même à condensation — ne sont plus éligibles à MaPrimeRénov depuis 2023. L'objectif affiché est d'orienter les subventions vers les équipements décarbonés. Attention également : le dépose de la cuve fioul est, elle, financée séparément jusqu'à 1 200 € pour les très modestes.
Ventilation mécanique contrôlée double flux
La VMC double flux (avec échangeur thermique) est éligible pour les ménages très modestes, modestes et intermédiaires à hauteur de 2 500 € maximum. Elle est exclue du parcours par geste pour les ménages supérieurs. Cette aide est souvent combinée à une rénovation de l'enveloppe pour maximiser l'effet du renouvellement d'air sans perdre de chaleur.
4. Parcours rénovation d'ampleur : la grande réforme
Ce parcours s'adresse aux projets ambitieux qui veulent faire sauter plusieurs niveaux DPE d'un coup. Il est plus complexe à monter mais potentiellement beaucoup plus généreux.
Les conditions d'accès
Pour accéder au parcours rénovation d'ampleur, le projet doit respecter trois critères cumulatifs :
- Gain d'au moins deux classes DPE : un bien classé F doit atteindre au minimum D, un G doit atteindre au minimum E (idéalement D ou mieux pour le bonus)
- Au moins deux gestes de travaux combinés dans la même opération
- Recours obligatoire à Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) agréé par l'ANAH
L'aide couvre un pourcentage du montant HT des travaux (de 40 % à 70 % selon les revenus), dans la limite d'un plafond de dépenses éligibles de 70 000 € HT. En pratique, l'aide maximale théorique est donc de 49 000 € (70 % × 70 000 €) pour un ménage très modeste avec un projet exhaustif — un cas exceptionnel, mais réel sur des maisons de caractère en Auvergne nécessitant isolation complète et changement de système de chauffage.
Le bonus sortie de passoire thermique
En plus du taux de base, un bonus sortie de passoire peut être accordé quand le logement était classé F ou G avant travaux et atteint la classe D ou mieux après. Ce bonus représente :
- 1 500 € supplémentaires pour les ménages très modestes
- 1 500 € pour les modestes
- 500 € pour les intermédiaires
- Non applicable pour les ménages supérieurs
Pour les logements atteignant la classe B ou mieux (très rare dans l'ancien non rénové mais possible après rénovation complète), un bonus supplémentaire peut s'ajouter. La vérification de la classe DPE finale est obligatoirement réalisée après travaux par un diagnostiqueur certifié.
Votre logement est une passoire thermique ? Chiffrons ensemble
Nos conseillers évaluent votre situation, estiment l'aide potentielle et vous orientent vers les bons professionnels RGE. Intervention gratuite sur Clermont-Ferrand, Issoire, Chalon-sur-Saône, Le Creusot.
Demander une estimation gratuite →5. Mon Accompagnateur Rénov' : obligatoire ou pas ?
Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) est un acteur nouveau dans le paysage de la rénovation, créé pour aider les propriétaires à naviguer dans la complexité des aides et des travaux. Son rôle est défini par l'ANAH : évaluation du projet, audit énergétique initial, coordination avec les artisans, montage du dossier de financement, accompagnement jusqu'à la réception des travaux.
Quand le MAR est obligatoire
Le recours à un MAR agréé est obligatoire pour tout dossier relevant du parcours rénovation d'ampleur. Sans lui, le dossier est automatiquement rejeté par l'ANAH. Cette obligation a été introduite pour sécuriser les dossiers complexes et éviter les dérives constatées dans les premières années du programme (artisans non RGE, travaux mal dimensionnés, dossiers incomplets).
Le coût du MAR et sa prise en charge
La bonne nouvelle : la prestation du MAR est elle-même subventionnée. Selon les revenus :
- Ménages très modestes : prise en charge à 100 % par l'ANAH
- Ménages modestes : prise en charge à 100 %
- Ménages intermédiaires : prise en charge à 75 %
- Ménages supérieurs : prise en charge à 40 %
Le tarif d'une prestation MAR varie en général entre 800 et 2 000 € selon la complexité du projet. Pour les ménages modestes et très modestes, c'est donc une prestation intégralement gratuite. Pour trouver un MAR agréé dans le Puy-de-Dôme ou en Saône-et-Loire, le registre officiel de l'ANAH permet de filtrer par département.
6. Exemple chiffré : maison à Clermont-Ferrand
Prenons un cas concret. Une maison mitoyenne de 110 m² construite en 1968 à Clermont-Ferrand, actuellement classée DPE G. Le propriétaire occupant est un couple avec un enfant dont le revenu fiscal de référence est de 28 000 €/an : il entre dans la catégorie intermédiaires. L'objectif est d'atteindre la classe D (sortie de passoire) via le parcours rénovation d'ampleur.
Les travaux envisagés par le MAR :
| Travaux | Coût HT estimé | Taux aide (intermédiaires) | Aide MaPrimeRénov estimée |
|---|---|---|---|
| Isolation combles perdus (85 m²) | 3 400 € | 45 % | 1 530 € |
| Isolation murs extérieurs (ITE, 120 m²) | 18 000 € | 45 % | 8 100 € |
| Pompe à chaleur air/eau (remplacement chaudière fioul) | 12 000 € | 45 % | 3 000 € (plafond geste) |
| VMC double flux | 3 500 € | 45 % | 1 575 € |
| Dépose cuve fioul | 800 € | forfait intermédiaires | 600 € |
| Prestation MAR | 1 200 € | 75 % | 900 € |
| Total | 38 900 € | 15 705 € |
À cela s'ajoute le bonus sortie de passoire (G vers D) : 500 € pour les intermédiaires. L'aide totale atteint donc environ 16 205 €, soit un peu plus de 40 % du coût HT des travaux.
Le reste à charge brut est d'environ 22 700 €. Ce montant peut encore être réduit par :
- Les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) versés par les fournisseurs d'énergie : de 1 000 à 3 000 € supplémentaires selon les travaux et le fournisseur contacté
- Un éco-PTZ couvrant jusqu'à 50 000 € à taux zéro sur 20 ans pour financer la partie non subventionnée
- La TVA réduite à 5,5 % sur tous les travaux de rénovation énergétique (au lieu de 10 % pour les travaux courants)
Sur un projet similaire à Issoire (bien souvent plus grand, 130-140 m², maison de ville ou maison de plain-pied des années 60-70), le coût total des travaux est souvent plus élevé, mais l'économie de chauffage réalisée compense à long terme : une maison passant de G à D voit sa facture énergétique divisée par deux à trois.
7. MaPrimeRénov et valeur immobilière : ce que voient les acheteurs
Rénover avec MaPrimeRénov n'est pas seulement une bonne opération pour le portefeuille énergie : c'est aussi un investissement dans la valeur de revente du bien. Depuis l'interdiction progressive de louer les logements classés G (depuis 2025) puis F (à partir de 2028), le DPE est devenu un critère de négociation direct lors des transactions.
L'impact chiffré sur la valeur
Sur le bassin clermontois et bourguignon, nos observations terrain montrent des écarts significatifs :
- Un logement classé F ou G se négocie avec une décote de 8 à 15 % par rapport à un bien équivalent classé C ou D
- Un logement classé E subit encore une décote de 4 à 8 % par rapport à un D
- Un bien classé D ou mieux se vend dans des délais nettement plus courts
Concrètement, sur une maison de 200 000 € classée G, la décote représente entre 16 000 et 30 000 €. Financer une rénovation à 22 000 € de reste à charge pour supprimer cette décote est souvent financièrement pertinent, même sans envisager les économies d'énergie.
Le cas de la mise en vente après rénovation
Si vous rénovez avec MaPrimeRénov et revendez dans les 5 ans suivant l'obtention de la prime, vous êtes tenu d'informer l'ANAH et pouvez être amené à rembourser une partie proportionnelle à la durée restante. Ce n'est pas une clause bloquante, mais à intégrer dans le calcul si vous vendez dans les 3 à 4 ans suivant les travaux. Au-delà de 5 ans, aucune contrainte : les travaux réalisés et la meilleure classe DPE constituent simplement un argument de valorisation.
Sur nos dossiers de vente en Auvergne et Bourgogne, la question du DPE arrive systématiquement dans les 5 premières minutes de visite. Les acheteurs sont de mieux en mieux informés et savent calculer le coût annuel de chauffage. Un bien classé D ou C se vend aujourd'hui plus vite et plus cher qu'un bien classé F ou G, même si ce dernier est par ailleurs mieux situé ou plus grand. Nous conseillons à tous les propriétaires qui nous contactent pour vendre un logement énergivore d'évaluer d'abord le potentiel MaPrimeRénov avant de mettre sur le marché.
8. Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Démarrer les travaux avant d'avoir l'accord de l'ANAH
C'est l'erreur la plus coûteuse. MaPrimeRénov impose que la demande soit acceptée par l'ANAH avant le début des travaux. Tout devis daté avant l'acceptation du dossier est éliminatoire. La règle est stricte : pas de commencement de chantier avant réception de l'accord. Beaucoup de propriétaires, pressés de profiter d'une fenêtre de disponibilité de leur artisan, perdent la totalité de l'aide pour cette raison.
Erreur 2 — Choisir un artisan non certifié RGE
Les travaux MaPrimeRénov doivent obligatoirement être réalisés par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Cette certification varie par spécialité : un artisan RGE pour l'isolation n'est pas forcément RGE pour les pompes à chaleur. Vérifiez la certification exacte sur le site renovation-info-service.gouv.fr avant de signer le devis. Un artisan non RGE = prime perdue, sans recours.
Erreur 3 — Sous-estimer l'importance du dossier administratif
Le dossier MaPrimeRénov demande plusieurs pièces : avis d'imposition, justificatif de propriété, devis de l'artisan RGE, parfois une attestation sur l'honneur d'occupation à titre de résidence principale. Un dossier incomplet est rejeté automatiquement, sans préavis dans les délais habituels. Prévoyez 3 à 6 semaines pour constituer et soumettre un dossier complet sur maprimerenov.gouv.fr.
Erreur 4 — Oublier les CEE et l'éco-PTZ
MaPrimeRénov est la prime la plus connue mais pas la seule. Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont versés directement par les fournisseurs d'énergie indépendamment de l'ANAH. Ces deux aides sont cumulables et la combinaison des deux peut couvrir une part très significative des travaux. De même, l'éco-PTZ (taux 0 %, jusqu'à 50 000 €, remboursable sur 20 ans) finance la part non subventionnée sans alourdir le budget mensuel.
Erreur 5 — Confondre « éligible » et « rentable »
Ce n'est pas parce qu'un travail est éligible à MaPrimeRénov qu'il est le plus rentable pour votre logement. L'isolation des combles perdus est souvent le geste le plus rentable en termes de retour sur investissement (retour en 3 à 5 ans), mais ce n'est pas forcément le travail qui donne droit à l'aide la plus élevée. Le recours à un MAR ou à un conseiller spécialisé permet d'optimiser la séquence des travaux pour maximiser à la fois l'aide perçue et l'amélioration réelle du logement.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov en 2026 ?
MaPrimeRénov est ouverte aux propriétaires occupants (résidence principale, logement de plus de 15 ans) à tous niveaux de revenus, avec des taux d'aide variables selon la catégorie de ressources ANAH. Les propriétaires bailleurs peuvent également y accéder sous conditions depuis 2025. Les résidences secondaires sont exclues de la quasi-totalité des dispositifs.
Quels travaux sont éligibles à MaPrimeRénov en 2026 ?
Le parcours par geste couvre l'isolation (combles, murs, planchers, fenêtres), les pompes à chaleur air/eau et géothermiques, les chauffe-eau thermodynamiques, les chaudières et poêles à biomasse, la VMC double flux. Le parcours rénovation d'ampleur finance des combinaisons d'au moins 2 gestes permettant un gain d'au moins 2 classes DPE. Les chaudières à gaz ne sont plus éligibles.
Quel est le montant maximum de MaPrimeRénov en 2026 ?
Pour le parcours par geste, les montants vont de quelques centaines d'euros (fenêtres, isolation planchers) à 10 000 € (PAC géothermique pour les très modestes). Pour le parcours rénovation d'ampleur, l'aide peut atteindre 70 % des travaux plafonnés à 70 000 € HT, soit jusqu'à 49 000 € théoriques pour les très modestes, auxquels s'ajoute un bonus sortie de passoire de 1 500 €.
Mon Accompagnateur Rénov' est-il obligatoire ?
Il est obligatoire uniquement pour le parcours rénovation d'ampleur. Pour le parcours par geste, il reste facultatif. Sa prestation est prise en charge à 100 % pour les ménages très modestes et modestes, à 75 % pour les intermédiaires et à 40 % pour les supérieurs. Vous pouvez trouver un MAR agréé via le registre officiel de l'ANAH filtré par département.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov avec d'autres aides ?
Oui. MaPrimeRénov se cumule avec les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) versés par les fournisseurs d'énergie, l'éco-PTZ (prêt à taux zéro jusqu'à 50 000 € sur 20 ans), la TVA réduite à 5,5 % et les aides des collectivités locales. Cette combinaison peut couvrir la majorité du coût des travaux pour les ménages modestes et très modestes.
MaPrimeRénov change-t-elle la valeur du bien lors de la vente ?
Indirectement oui. Des travaux financés par MaPrimeRénov améliorent le DPE, ce qui réduit la décote appliquée par les acheteurs sur les logements énergivores. Sur nos marchés en Auvergne et Bourgogne, un logement classé F ou G se négocie avec une décote de 8 à 15 % par rapport à un D ou C équivalent. Si vous revendez dans les 5 ans suivant l'aide, une partie peut être à rembourser à l'ANAH.
Que se passe-t-il si l'on revend après des travaux MaPrimeRénov ?
Si vous revendez dans les 5 ans suivant l'obtention de la prime, vous devez en informer l'ANAH et pouvez être amené à rembourser une fraction proportionnelle à la durée restante. Au-delà de 5 ans, aucune contrainte. Conservez toutes vos factures et l'attestation de travaux : elles constituent un argument de valorisation auprès des acheteurs.